Entrepreneuriat féminin : d'abord secrétaire, elle est devenue entrepreneure et millionnaire
Elle s'appelle Anne Marcotte. Au Québec, elle symbolise la réussite entrepreneuriale au féminin. Son parcours est un encouragement à entreprendre.
*** Son histoire
Petite, Anne Marcotte rêvait de devenir avocate ou pédiatre, mais sa famille, modeste, ne lui a pas permis de faire de longues études. Elle est d'abord secrétaire chez son premier employeur, Créacom. Puis, grâce à l'ambition et des cours du soir en administration et marketing à l’Université Laval, elle gravit patiemment les échelons jusqu’à prendre la direction de l’entreprise, neuf ans plus tard.
*** Mais...
en 1996, Créacom est mise en vente et, son offre étant refusée pour quelques milliers de dollars, Anne Marcotte ne parvient pas à racheter l'entreprise. "Ça été un coup dur, j’étais ébranlée parce que je ne pensais pas mériter ça". Puis, six mois plus tard, Anne Marcotte est congédiée par son nouvel employeur.
*** Le déclic
Des amis lui conseillent alors de lancer sa propre entreprise.
"C’est souvent lorsque nous ne sommes pas dans notre zone de confort que sommes les plus créatifs et imaginatifs", indique Anne Marcotte. Elle crée Marcotte Multimédia, un concepteur de sites Web situé à Québec. L'entreprise se distingue avec des moyens limités, mais très audacieux. "J'ai foncé dans une industrie dont les ténors étaient des hommes, où les modèles de succès étaient en construction, mais où les offres originales et distinctives pouvaient s'exprimer et faire leur place !"
*** La réussite
Un an plus tard, Marcotte Multimédia compte cinq employés. Et l'entreprise grandit, grandit. En 2006, notre entrepreneure revend l'entreprise à Transcontinental, leader dans l'industrie des télécommunications
en Amérique du Nord. Anne Marcotte a 40 ans et elle est millionnaire.
Elle avoue avoir été déboussolée dans les semaines suivant son départ de Marcotte Multimédia dont le chiffre d'affaires dépassait 2 millions de dollars avant d'entrer dans le groupe Transcontinental.
"Habituée à travailler 70 heures par semaine, le choc est considérable. Sans carte d'affaires, tu deviens une nobody".
*** Le goût du risque
"Je n'ai pas cessé de me répéter que mon histoire n'allait pas se terminer à 40 ans. C'est maintenant qu'elle doit commencer. J'ai encore le goût de bâtir. J'ai encore le goût du risque".
Ce goût du risque, Anne Marcotte l'investit dans de nouveaux projets. Elle vient de fonder une nouvelle entreprise, Vivemtia, qui propose une sorte de docuréalité sur l'entrepreneuriat.
*** La morale de l'histoire
" L'instinct de survie, un puissant élément déclencheur qui pourrait vous conduire vers le succès. N'avoir aucune zone de confort et être loin de conditions gagnantes ont été pour moi des générateurs d'imagination et de créativité qui m'ont poussée à vouloir faire ma place. Et cette place, c'est dans le monde de l'entrepreneuriat que je l'ai prise. Je n'ai jamais rien eu à perdre mais toujours tout à gagner".(Anne Marcotte)
Le magazine Clin d’œil élevait l'an passé Anne Marcotte au rang des "25 femmes les plus allumées" du Québec.
Oui, il y a de la lumière là-dedans...
*** Vous aimeriez échanger avec Anne ? Adressez-lui (anne.marcotte@vivemtia.ca ) vos rêves, vos ambitions, vos succès. Elle commentera vos témoignages inspirants sur son site.




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