Les statistiques nord-américaines de 2002 à 2007 montrent le fort dynamisme de l’entrepreneuriat dans la population des Africains-Américains. Le taux d’entrepreneurs y est de 61% contre 18% pour le reste de la population américaine sur la même période.
Si ces chiffres sont encourageants, ils sont cependant le reflet d’un entrepreneuriat de nécessité, la
proportion de chômeurs étant importante dans cette population.
Quelles entreprises les Africains-Américains créent-ils ?
En 2007, 4 entreprises sur 10 créées par des Africains-Américains se situaient dans les secteurs de la santé, du social, de la maintenance ou des services à la personne. Leurs entreprises comptent de 1 à 4 salariés.
Malheureusement les entreprises ainsi créées n’ont pas le profil de celles qui génèrent le plus d’emploi : les entreprises de croissance utilisant des technologies émergentes et proposant un produit ou un service unique de pointe, celles aussi qui intéressent les investisseurs.
Un autre élément est à regretter : les entreprises des Africains-Américains sont souvent localisées à la périphérie des villes voire dans les banlieues. Or, ce sont les entreprises situées en centre-ville dont on encourage le développement parce qu’elles créent des emplois pour le centre-ville ; elles créeraient 4 fois plus d’emplois que celles situées en périphérie et 7 fois plus que celles de banlieue. Et le cercle devient vicieux puisque c’est donc les habitants des centres-villes qui bénéficieront de salaires et de revenus…
Aux Etats-Unis, l’entrepreneuriat des minorités doit évoluer pour intégrer de nouveaux marchés de croissance et se saisir d’opportunités à plus grande échelle.
Source : http://www.huffingtonpost.com du 17/02/2011